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Voici les premiers tests effectués avec imosaïc avec seulement une centaine d’images ou de fragments d’images de camps de concentration, et 4 images de village… Le logiciel multiplie certaines images, je peux aussi faire ne sorte d’avoir 1000 images dans ma base de données et de lui demander de ne pas utiliser plus de deux fois l’image, ce que je vais aussi tenter.

Mais la répétition n’est pas non plus inintéressante….

L’affiche aura un format A0.

Cette année j’ai eu envie de travailler sur l’expérience humaine de l’espace et du temps à travers le réseau internet de plus en plus dense qui me questionne sur notre rapport à soi et aux autres. Ce développement des réseaux communicationnels et relationnels sur la “toile” me donnent l’impression d’une perte de sensiblité, d’intimité et de convivialité. Un monde qui échange, froidement.

A travers mon projet de jury de l’année dernière ( cf. archive de juin 2007 sur ce même blog) l’accumlation de signes était là pour signifier un “pique-nique” où l’ on pouvait observer une accumulation d’images (fixes et en mouvement) , d’objets réels et fictifs (faux fruits, fausses paquerettes ). Cette année c’est à travers une installation sonore que je souhaite procéder à une autre accumulation pour signifier cette fois une allégorie du réseau internet. Signifier aussi la frontière fragile entre contemplation et commercialisation, le bombardement publicitaire qui se produit sur des sites que l’on présente comme “votre site” (myspace, facebook…).

Le rébus s’est imposé comme la forme la plus adéquate afin de faire sortir des “voix” et de signifier le nombre incroyable de signes et d’informations qui sont présente dans le réseau internet.

Quelques schémas présentent ci-dessous le principe de cette installation.

Deux pièces ouvertes : la première contient sur un de ses murs la toile avec un rébus imprimé ou dessiné dessus, l’autre contient le dispositif d’écoute.

PIèce 1 : Un rébus fait de signes, de lettres sur une toile tendue.

PIèce 1 : derrière la toile du rébus se trouve un micro qui enregistre en permence les sons.

Pièce 2 : une chaise et des écouteurs à disposition. Le casque est branché sur un ordinateur qui retransmet tous les sons enregitrés dans la pièce 1 par le micro dissimulé derrière le tableau-rébus.

Changer la couleur du ciel en vert, teindre des nuages en noir, être capable de passer une musique absolument partout dans le monde au même moment, faire trembler tout doucement l’ensemble de la terre, multiplier des mini-soleils dans le ciel, fermer internet une minute partout, remplir tous les panneaux publicitaires mondiaux d’un monochrome blanc.

“où je suis”

Installation sonore et visuelle, site web et création radiophonique.

Description non-exhaustive de la forme du projet

où je suis” est un projet qui se vit globalement dans son lieu propre (le lieu de l’installation et du studio) ou bien se fait voir et entendre sur le site internet qui diffuse les images et le son via un outil radio en streaming.

Plusieurs éléments se combinent pour réaliser une oeuvre collective et participative où chaque intervention vient enrichir un son et un visuel de départ. La temporalité de cette installation n’est plus neutre et devient à la fois visible et audible : les couches sonores d’ajoutent les unes sur les autres et les images s’accumulent.

L’interraction : le public est invité à charger du son et des images sur un ordinateur à disposition dans le studio d’enregistrement qui enregistre simultanément et diffuse ces interventions automatiquement via un streaming radio. Tout part de la phrase de départ “où je suis”, de la bande sonore que l’on entend dans le studio et de la banque d’images mises à disposition sur l’ordinateur via une interface en “flash”

Les sons : une nappe sonore est diffusée en boucle permanente sur le site web et sur le site même de l’installation. Elle est constituée de bruits acousmatiques, bruits d’intérieurs où l’on sent ou entend une ou plusieurs présence(s) dans un lieu confiné, son intérieur, son intimité, un “field recording”de l’habitat.

Les voix : un ordinateur est intégré dans le studio d’enregistrement. Par un système de patchs (max msp) et de processus en “flash”, l’ordinateur permet l’enregistrement de sa voix

Les images : une banque de données est présente dans l’interface d’interractivité que représente l’ordinateur dans le studio. Des photographies numériques, une iconographie d’espaces confinés, d’habitats, d’intimité dévoilée…

La radio fait entendre l’installation et sa vie propre : les voix enregistrées sont ajoutées au fur et à mesure des interventions de chacun-e, de sorte que se créer un son global qui s’enrichit des différentes couches sonores produites (une sorte de “brouhaha”, un drône majoritairement vocal).

Le site web a une double fonction : la diffusion de la radio de l’installation et celle des images qui se chargent au fur et à mesure des interventions. Le parcours sonore et visuel de l’installation elle-même.

Autour du studio : une installation où l’on peut déambuler et/ou s’asssoir. Un espace autour du studio qui diffuse la radio et permet au public de l’écouter dans de bonnes conditions acoustiques, via un système de diffusion spatialisé. Les objets disposés sont des élements de ces “intérieurs” d’habitats : tables, chaises, canapés, bibelots…

Et dans le fond….

« Où je suis » est un travail personnel qui vient d’une forte envie de donner, de connaitre, d’échanger, de participer et de vivre ensemble une réelle expérience sensible.

A l’heure des incessantes circulations d’images, du foisonnement d’outils de discussions et de socialisation, nous devrions profiter de ces opportunités de partage au lieu de tomber dans le piège de la commercialisation de soi.

“Où je suis” parle de moi, de vous, de nous. Des réseaux de connections à une chaîne humaine, visibles et invisibles, qui nous traversent quotidiennement. Du sentiment d’être perdu dans un espace et de participer à cette désorientation.

L’intimité est en jeu dans « où je suis » : se retrouver seule dans un espace qui nous confronte à nos propres perceptions, et nous demande de laisser un peu de soi. Pour les autres. Pour que ça continue. Sans voyeurisme.

Schémas de l’installation :

Installation 1 : arrêt du corps/arrêt sur image

une salle de 20 mètres carrés, pas de lumière

un écran avec projection vidéo (seule lumière)

Une dalle de 50 x 50cm avec un capteur de “toucher” au sol : être immobile pour déclencher et faire durer l’arrêt sur image de la vidéo – système reliant la dalle au sol à un ordinateur qui commande la fonction “arrêt sur image” à la projection vidéo.

4 enceintes pour un système de diffusion sonore – une bande sons (de type “arides” – encore à déinir) qui se déclenche lorsque l’on est sur la dalle, simultanément à l’arrêt sur image.

Immobilité du corps = immobilité de l’image. Un face à face.




3 domaines qui m’intéresse cette année :

- le domaine sonore : l’intimité que l’on ressent à écouter les sons à l’aide d’un casque qui nous coupe alors du monde sonore extérieur. L’accumulation de sons réels, un “drone” du vivant.

- l’installation : grâce aux procédés des capteurs de mouvements il est possible de créer des espaces où le corps est mis en jeu, dans une relation contraignante ou bien ludique. Une image vidéo présente où l’arrêt sur image est parralèle à un arrêt physique dans l’espace de l’installation. Une réflexion qui part de la relation temps-mouvement.

- la narration et le son : comment dire… et quelle écoute ?

Dans le si joli parc des Buttes Chaumont il y a ce joli divertissement pour enfants. Voici une petit vidéo raffraichissante et poétique pour savourer les belles journées printanières et estivales de cette saison.

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